dimanche 25 octobre 2009

Une semaine de travail, le bilan joyeux

Après ma première semaine de travail, on fait les comptes :

- 440$ brut de gagnés honnêtement, à l'échelle canadienne, c'est pas trop mal. S'y ajoutent les tips, pourboires donnés par les clients quand on porte les bagages, quand on ouvre les portes ou quand on est gentil. Et là ça devient effectivement assez intéressant même si la semaine a été assez calme, de l'avis de mes collègues. Avec une moyenne de 40$ supplémentaires par jour et non imposables, j'ai pu faire quelques courses, prendre un muffin au Tim Horton's et aller au cinéma sans avoir à retirer sur mon compte français. C'est assez agréable de savoir qu'en se donnant un peu plus que d'habitude, on peut faire du tips facilement, en plus de la paye régulière qui sera versée sur mon compte canadien tous les 15 jours.

- Grosse ambiance entre les valets-chasseurs, je ne touche pas encore aux voitures mais ça ne saurait tarder. Je ne suis pas si emballé que ça à cette idée, vu que les voitures sont toutes impressionantes de par leurs proportions (...) et le prix qui va avec. Pour l'instant, la corvée de garage incombe aux plus anciens et je suis plus porté sur les bagages et les tips faciles qui tombent très facilement.

- Nous sommes une équipe jeune et plutôt récente : le plus ancien valet, hors superviseur, est là depuis 2 mois, John est là depuis trois semaines et Peter a commencé le lendemain de mon arrivée. Le turnover semble plutôt important et pourtant à l'entretien, on ne m'a jamais demandé combien de temps je resterai dans le coin ; pourtant nous n'avons loué l'appartement que jusqu'à la fin novembre, du coup le départ de l'entreprise (et de Montréal) semble déjà imminent.

- Ici, on bosse 40h par semaine. Mes shifts/services sont assez longs, d'une durée de 8h avec 30 minutes de pause pour le déjeuner. En ce moment, étant un des derniers arrivés, j'ai les horaires un peu ingrat : je commence à 7h du matin et je finis à 15h. A midi je descends déjeuner avec les portoricains et je baragouine comme je peux avec mes "Muchas gracias" et "Puta del fuego" pour me fondre dans la masse. C'est agréable d'avoir le repas d'assuré, ça évite les dérives Domac auxquelles on a été trop habitué.

- A la fin de mon service, à 15h, la vie est belle : je peux profiter du reste de la journée, renfiler un jean serré, ignorer les clients et reprendre le joli métro de Montréal. Le problème c'est qu'après ce gros rythme, une fois à la maison, j'ai tendance à m'endormir sur le lit des gars (habituellement en plein conciliabule dans le salon), et que c'est la mission pour réussir à faire quelques chose de la soirée. Mais on y travaille patiemment, avec des sorties pour acheter un KitKat chez le dépanneur du coin (Jean Coutu) ou aller au Dollar Cinema.

Sinon :
- Les américains (états-uniens) continuent de se prendre pour le centre du monde : Ils tippent avec leur monnaie américaine, au même niveau que les clients canadiens, c'est-à-dire qu'ils n'essaient même pas de se débarasser de leur monnaie US pendant leur passage, ils y vont très raisonnablement. On ne peut rien faire avec leur argent.
- L'hôtel n'est pas 4 étoiles pour rien : il y a une salle de sport, un bar lounge très bruyant, un resto "français", des salons, des salles de meetings et un spa au 3ème étage (sur 7). Avec 5 penthouses et 134 chambres en tout, c'est un peu la classe.
- Suis tombé sur Sandra Oh, en train de se préparer dans le lobby avant de sortir, chaussée de ses grosses lunettes, incognito. Expérience intéressante.
- Le boss m'a pris à part pour me dire qu'il adorait ma façon de travailler et qu'il se voyait en moi, à l'époque où il a commencé à travailler. En plus d'être gênant, c'était plein de double-sens pertinents.


La suite, pour bientôt !




1 commentaire:

Samoul a dit…

T'es tellement beau. Félicitations pour avoir placé conciliabule dans l'article. Départ en novembre ? Goddamn. Tu n'as pas envie de te poser ? La situation semble pas mal.