Si tu ne vis pas au 5189A rue de Brébeuf, tu as sans doute manqué cet épisode : Mercredi dernier, j'ai déposé un CV et une lettre de recommandation (de mon hôtel passé) dans l'un des hôtels 4 étoiles de la vieille ville, cherchant un "valet-chasseur". Rencardé par Thomas puis Bruno, j'ai mis les mains dans le cambouis et suis tombé sur le directeur de l'hôtel qui m'a rappelé l'après-midi même pour un entretien le vendredi après-midi.
Et j'y suis allé, le corps dans le costume et la tête pleine de phrases clefs à régurgiter. ça n'a pas loupé : le lendemain samedi, nous partions à Québec et le directeur m'avait demandé de rappeler dès 8h du matin. Sur le chemin pour Québec, on s'est arrêté sur une station d'autoroute, et j'ai rappelé l'hôtel pour m'entendre dire : "C'est bon François vous avez le poste, vous commencez mardi à 7h du matin". On fête la chose avec un muffin et du pepsi, et le week-end à Québec fut joyeux (mais ça tu le sais déjà car tu lis ce blog)
Bref, après cette victoire importante, il a fallu se préparer ; La question des cheveux n'a pas été abordée, ce qui me laissait supposer qu'on les laisserait voler élégamment au vent. Au moment où j'écris ces lignes, j'essaye vaillament de porter le catogan tranquillement dans le salon, avant l'épreuve de demain. En effet, je me suis fait reprendre gentiment par le directeur qui m'a demandé soit de les couper (NO FUCKING WAY), soit de les attacher.
Je me suis pointé à 7h du matin en costard, et je n'ai finalement gardé que le pantalon, la cravate et le veston. Le job ? Si on en croit les liasses de papier qu'on m'a donné, décrivant le job, je dois accueillir "chaleureusement et sincèrement" le client, proposer de monter ses bagages, l'accompagner à l'accueil, bref, tout faire pour qu'il se sente cosy, aimé, chéri.
Ah oui, et je dois conduire les voitures au garage, les garer dans des coins exigus et les ressortir quand on me les demande... La partie du boulot qui me fait peur vu les mastodontes qui se parquent parfois devant l'hôtel...
La paye est pour l'instant de 11$/heure + pourboires, partagés entre les autres valets. Et sachant que dans les hôtels 4 étoiles, les clients se lâchent plus qu'au dinner en tips, ça peut monter haut si j'en crois mes collègues, dont Sylvain qui ne vit plus que de ses pourboires (il ne touche pas à sa paye, une perspective réjouissante)
Les collègues, justement :
- Adam, le boss des valets. Steinberg est son nom, je le soupçonne allemand d'origine.
- Russel : Ex-cop, valet de nuit, a tout vu, tout entendu, aime sa vie et s'occupe de sa maman quand il rentre du boulot (ou de sa femme, j'ai peut-être mal compris)
- John, 22 ans, québécois et acquis à la cause de l'hôtel. Dévoué, responsable, cool.
- Kair, 28 ans, d'origine russe, émigré récemment (depuis trois mois), se cherche à se faire un maximum de fric le plus rapidement possible. A cerné en trois semaines toutes les subtilités de l'accueil au client. Parce que qu'on pourrait remplacer cet accueil au client par de la drague auprès des filles, sauf qu'au lieu d'avoir de l'amour en échange, on aurait de l'argent (les pourboires). Du proxénétisme moderne.
Bref, c'est parti pour du fun avec une équipe jeune, on va voir combien de temps ça dure !
10$ de pourboire aujourd'hui, ça a payé le ciné !
Site de l'établissement : http://www.hotelplacedarmes.com/
Et j'y suis allé, le corps dans le costume et la tête pleine de phrases clefs à régurgiter. ça n'a pas loupé : le lendemain samedi, nous partions à Québec et le directeur m'avait demandé de rappeler dès 8h du matin. Sur le chemin pour Québec, on s'est arrêté sur une station d'autoroute, et j'ai rappelé l'hôtel pour m'entendre dire : "C'est bon François vous avez le poste, vous commencez mardi à 7h du matin". On fête la chose avec un muffin et du pepsi, et le week-end à Québec fut joyeux (mais ça tu le sais déjà car tu lis ce blog)
Bref, après cette victoire importante, il a fallu se préparer ; La question des cheveux n'a pas été abordée, ce qui me laissait supposer qu'on les laisserait voler élégamment au vent. Au moment où j'écris ces lignes, j'essaye vaillament de porter le catogan tranquillement dans le salon, avant l'épreuve de demain. En effet, je me suis fait reprendre gentiment par le directeur qui m'a demandé soit de les couper (NO FUCKING WAY), soit de les attacher.
Je me suis pointé à 7h du matin en costard, et je n'ai finalement gardé que le pantalon, la cravate et le veston. Le job ? Si on en croit les liasses de papier qu'on m'a donné, décrivant le job, je dois accueillir "chaleureusement et sincèrement" le client, proposer de monter ses bagages, l'accompagner à l'accueil, bref, tout faire pour qu'il se sente cosy, aimé, chéri.
Ah oui, et je dois conduire les voitures au garage, les garer dans des coins exigus et les ressortir quand on me les demande... La partie du boulot qui me fait peur vu les mastodontes qui se parquent parfois devant l'hôtel...
La paye est pour l'instant de 11$/heure + pourboires, partagés entre les autres valets. Et sachant que dans les hôtels 4 étoiles, les clients se lâchent plus qu'au dinner en tips, ça peut monter haut si j'en crois mes collègues, dont Sylvain qui ne vit plus que de ses pourboires (il ne touche pas à sa paye, une perspective réjouissante)
Les collègues, justement :
- Adam, le boss des valets. Steinberg est son nom, je le soupçonne allemand d'origine.
- Russel : Ex-cop, valet de nuit, a tout vu, tout entendu, aime sa vie et s'occupe de sa maman quand il rentre du boulot (ou de sa femme, j'ai peut-être mal compris)
- John, 22 ans, québécois et acquis à la cause de l'hôtel. Dévoué, responsable, cool.
- Kair, 28 ans, d'origine russe, émigré récemment (depuis trois mois), se cherche à se faire un maximum de fric le plus rapidement possible. A cerné en trois semaines toutes les subtilités de l'accueil au client. Parce que qu'on pourrait remplacer cet accueil au client par de la drague auprès des filles, sauf qu'au lieu d'avoir de l'amour en échange, on aurait de l'argent (les pourboires). Du proxénétisme moderne.
Bref, c'est parti pour du fun avec une équipe jeune, on va voir combien de temps ça dure !
10$ de pourboire aujourd'hui, ça a payé le ciné !
Site de l'établissement : http://www.hotelplacedarmes.com/

6 commentaires:
ça a l'air bon ça ! Le terme "chasseur", il signifie quoi, c'est parce que t'es voiturier aussi ?
Génial!! Félicitations.
Kair? Qu'est c'que c'est que ce prénom russe? Jamais entendu...
Sympa le concept du proxenetisme moderne.
Bisous
En fait dans les deux cas, les termes concernent les clients, mais ouais je suis voiturier et ça risque d'être sympa vu les trucs qui se garent devant l'hôtel...
Quant à Kair, ça se prononce [Kahir] et je noterai quelque part son nom de famille imprononçable pour que tu m'apprennes des choses...
Bisous !
Ah bah c'est pas le même standing!!!
Hey, pourquoi ton pote ne touche plus sa paie ? biz
Baby, ce n'est pas dans ce sens là : il reçoit bien sa paye sur son compte en banque mais n'a plus besoin d'y avoir recours dans sa vie de tous les jours : il vit avec ses pourboires. Classe quoi !
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