Après ces célébrations du week-end, Bruno ne comptait pas en rester là et a subtilement usé de son charme (à base de chantages affectifs) pour nous faire reprendre de mauvaises habitudes. C'est ainsi que dès le lundi soir nous étions de retour dans un endroit original (probablement un théâtre, avec parquet) pour célébrer la Chute du Mur de Berlin. Avec la chemise à carreaux du jour et mes Dr Martens, j'avais le look Krafwerk idéal pour cette célébration germanique à base de beats eurodance hongrois et ses lignes de basses éreintantes. Avec Bruno, c'est déhanchage pour tout le monde jusqu'à ce que la soirée se fatigue, lundi oblige, et que nous rentrions chez nous. Après cette célébration anti-communiste, on a gentiment repris la route de nos ambitions capitalistes malgré notre désir de revenir à l'air sain de l'immédiateté.
Ainsi, Thomas et Julien m'ont fait la surprise mercredi, de venir me chercher à la sortie du boulot pour me montrer le dernier achat collectif : une Plymouth Rallye de 1997, antiquité réjouissante qui annonce la suite avec amour. Au Grand Nord finalement avorté, nous préférons une plongée plein Sud pour écumer la côte Est afin de bien en faire le tour, et de partir sans se retourner. Impossible d'ignorer que nous sommes si proches des États-Unis (à 500km de Boston), aussi début décembre, nous filerons pour la paire Boston/New-York. Très tentés par Toronto et sa situation géographique idéale (entre US et CA, région des Grands Lacs et Chutes du Niagara), nous avons finalement dû laisser cette étape de côté pour des raisons budgétaires et les probables ennuis douaniers que nous apporterons les traversées multiples entre États-Unis et Canada.
Chicago sera donc l'ultime limite à atteindre, avec une traversée du désert par la ville de Cleveland et quelques possibles arrêts dans les motels du coin au passage...
Après Chicago, petit arrêt pipi par Minneapolis qui marquera la fin du périple états-unien, puis rentrée dans le Canada. Winnipeg et Saskatoon seront nos derniers arrêts avant une remontée vers les Rocheuses canadiennes pour se trouver un boulot à Banff, fief des stations de ski et de la saison hivernale.
Durée du road-trip 100% masculin : 20 jours si tout va bien, plus longtemps si on se perd à Woodstock ou London (deux villes dans l'Ontario), Detroit et sa 8 mile, ou Kalamazoo (parce que c'est mignon comme nom). En attendant, on révise les classiques : Aimeric regarde Into the Wild de Sean Penn et je me surprends à lire la biographie wikipédia de Jack Kerouac grâce à l'ami Sam et aux discussions envolées que nous avons, lui en Inde, moi au Canada.
La vie romantique, la vraie, continue.



2 commentaires:
Tu m'impressionnera toujours ! J'espère vivre 1/4 de ce que tu as vécu là-bas ..quand j'aurais des couilles ;)
Profite
putain, tu sais que tu fais des envieux avec ton road trip ? C'est nettement plus sexy que Paris-Fourmies-Maubeuge-Lille-Bruxelles en tout cas !
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