18 heures d'aventure en 4 étapes.
1 -
On a eu un mois pour s'y préparer mais ce n'était visiblement pas assez ; Du coup, on se lève tard pour aider Julie à déménager sous la pluie fine (jette-t-on le canapé par la fenêtre pour aller plus vite ?), on prend le bus et nous arrivons au Dollarama 10 minutes avant qu'il ne ferme ses portes. On achète des capes de vampires, du maquillage et des accessoires débiles pour s'éduquer sur les dispositions à prendre avant la soirée. Celle d'hier soir, composée de vins et de fromages ayant terminé dans les vapeurs brumeuses du matin, on compose doucement, histoire de savoir comment procéder pour la suite. Julien travaille et nous rejoindra plus tard, et on se cale déjà un Rock Band tranquille chez Bruno pour le lendemain, en même temps que de profiter d'un réseau internet correct pour se mettre à jour sur de nombreux sujets.
2 -
On va donc jusqu'à Berri chez Antoire. Après quelques "gros sandwichs", on se maquille comme les vampires de Twilight (ça veut dire qu'on se blanchit, mais juste le visage), on finit les Ricard et les dernières retouches s'opèrent. Ma cape se coince dans la porte du métro, on file. J'oublie qu'on est maquillés et qu'on ne ressemble à rien.
Une fois arrivés, l'hallu. Un entrepôt au 7250 Clark Street, dans une banlieue louche, du bruit partout et des couloirs qui communiquent selon une architecture bizarre, qui me perturba toute la soirée. Apparemment, on débarque d'abord dans la mauvaise soirée, une soirée ukulélé avec des gens bien habillés qui dansent. La party est ailleurs, dans une pièce géante voisine. Trois Dj, de l'électro à bloc, je retrouve enfin ces soirées shady et ectic dans lesquelles je me suis souvent perdu à NYC. Tout le monde parle anglais, les gens déguisés se mêlent aux autres, on pose les sacs et on y va. Je reprends conscience à 6h15 du matin, errant sur la piste de danse à la recherche de mon sac. Les gens ont disparu peu à peu, Julien est en train de chopper, Aimeric martèle le sol de sa canne, Thomas est rentré après nous avoir pimpé, l'espace-temps s'étire et se déforme. Un gars ouvre un rideau et regarde le soleil poindre à l'horizon. Je rigole nerveusement comme Donnie Darko dans la séquence finale du film.
3 -
Julien me rejoint et laisse son bison, la soirée s'arrête. On récupère ce qu'on peut (nos capes déchirées), et après m'être perdu une dizaine de fois dans les couloirs de l'entrepôt, je retrouve la sortie (il faut descendre, logique). Le soleil nous frappe, le ciel est bleu, quelques moutons de nuage fuient. Après avoir rigolé comme des enfants devant ce miracle chamarré, le froid nous pique et nous nous trainons jusqu'au Domac au loin (de l'autre côté du parking).
Mon rêve de matins nord-américains miteux devient réalité, sous les néons du fast food. Il est 7h30 du matin. En chemise, l'air de rien, on se rapatrie vers le métro. Le froid nous fige, nous sommes les uniques témoins d'un matin glorieux. Trois stations plus tard, il est 8h et nous nous endormons instantanément une fois rentrés.
Réveil à 15h, et grosse prise de conscience : je crois qu'on m'a piqué mon sac pour la bouteille de Johnny Walker qu'il contenait. A 38,50$ la bouteille de 1,4L, on comprend que des gens puissent vouloir la convoiter. Pas cool, mais il va falloir repasser à l'entrepôt en ce dimanche 1er novembre, en priant pour un bon miracle. Mais d'abord, un sandwich chez Tim Hortons pour se remettre, et une vie montréalaise calme qui se remet bien de son samedi soir.
4 -
Je parcours le sens inverse à l'aveuglette, le manteau dans le vent ; j'ai froid et chaud en même temps. La ville a des airs étranges, déjà noire, le balais de voitures incessant trouble l'obscurité de l'instant : à 17h, il fait nuit. J'approche des entrepôt, j'y monte. Tout est ouvert, je retrouve l'environnement de la veille, sans pour autant pouvoir me situer. Je parcours le lieu avec insistance, deux salles sont réservées à des écoles de danses, et des danseuses répètent. Je trouble un moment leur ordre, un gars me donne un numéro de téléphone pour contacter l'organisatrice de la soirée d'Halloween. Je passe dans l'autre salle où répètent les autres, j'hésite à les interrompre mais la musique se coupent et elles se concertent, alors j'entre, les aborde et leur dit que j'ai perdu mon sac ; on me dit qu'elles ne savent rien de la soirée, mais me montre le comptoir du bar où sont posées certaines affaires. Je reconnais ma veste, que je leur montre, l'air victorieux. Elles rigolent, je crie un petit "yeah" convaincu, lève le poing, prends le sac et m'éclipse.
Cut.
// Comme le soulignait Ania à qui j'ai raconté cette merveilleuse histoire, Montréal semble marcher comme New York, où l'on perd ses affaires et les retrouve (en majorité) le lendemain. Pour ceux qui voudraient se replonger dans cette histoire de vêtements perdus et retrouvés, c'est ici, l'année dernière et milles lieux depuis.
// Pas de photos désolé, faute de carte SD.
// Et le merveilleux nouveau clip de Fan Death pour finir en douceur...
2 -
On va donc jusqu'à Berri chez Antoire. Après quelques "gros sandwichs", on se maquille comme les vampires de Twilight (ça veut dire qu'on se blanchit, mais juste le visage), on finit les Ricard et les dernières retouches s'opèrent. Ma cape se coince dans la porte du métro, on file. J'oublie qu'on est maquillés et qu'on ne ressemble à rien.
Une fois arrivés, l'hallu. Un entrepôt au 7250 Clark Street, dans une banlieue louche, du bruit partout et des couloirs qui communiquent selon une architecture bizarre, qui me perturba toute la soirée. Apparemment, on débarque d'abord dans la mauvaise soirée, une soirée ukulélé avec des gens bien habillés qui dansent. La party est ailleurs, dans une pièce géante voisine. Trois Dj, de l'électro à bloc, je retrouve enfin ces soirées shady et ectic dans lesquelles je me suis souvent perdu à NYC. Tout le monde parle anglais, les gens déguisés se mêlent aux autres, on pose les sacs et on y va. Je reprends conscience à 6h15 du matin, errant sur la piste de danse à la recherche de mon sac. Les gens ont disparu peu à peu, Julien est en train de chopper, Aimeric martèle le sol de sa canne, Thomas est rentré après nous avoir pimpé, l'espace-temps s'étire et se déforme. Un gars ouvre un rideau et regarde le soleil poindre à l'horizon. Je rigole nerveusement comme Donnie Darko dans la séquence finale du film.
3 -
Julien me rejoint et laisse son bison, la soirée s'arrête. On récupère ce qu'on peut (nos capes déchirées), et après m'être perdu une dizaine de fois dans les couloirs de l'entrepôt, je retrouve la sortie (il faut descendre, logique). Le soleil nous frappe, le ciel est bleu, quelques moutons de nuage fuient. Après avoir rigolé comme des enfants devant ce miracle chamarré, le froid nous pique et nous nous trainons jusqu'au Domac au loin (de l'autre côté du parking).
Mon rêve de matins nord-américains miteux devient réalité, sous les néons du fast food. Il est 7h30 du matin. En chemise, l'air de rien, on se rapatrie vers le métro. Le froid nous fige, nous sommes les uniques témoins d'un matin glorieux. Trois stations plus tard, il est 8h et nous nous endormons instantanément une fois rentrés.
Réveil à 15h, et grosse prise de conscience : je crois qu'on m'a piqué mon sac pour la bouteille de Johnny Walker qu'il contenait. A 38,50$ la bouteille de 1,4L, on comprend que des gens puissent vouloir la convoiter. Pas cool, mais il va falloir repasser à l'entrepôt en ce dimanche 1er novembre, en priant pour un bon miracle. Mais d'abord, un sandwich chez Tim Hortons pour se remettre, et une vie montréalaise calme qui se remet bien de son samedi soir.
4 -
Je parcours le sens inverse à l'aveuglette, le manteau dans le vent ; j'ai froid et chaud en même temps. La ville a des airs étranges, déjà noire, le balais de voitures incessant trouble l'obscurité de l'instant : à 17h, il fait nuit. J'approche des entrepôt, j'y monte. Tout est ouvert, je retrouve l'environnement de la veille, sans pour autant pouvoir me situer. Je parcours le lieu avec insistance, deux salles sont réservées à des écoles de danses, et des danseuses répètent. Je trouble un moment leur ordre, un gars me donne un numéro de téléphone pour contacter l'organisatrice de la soirée d'Halloween. Je passe dans l'autre salle où répètent les autres, j'hésite à les interrompre mais la musique se coupent et elles se concertent, alors j'entre, les aborde et leur dit que j'ai perdu mon sac ; on me dit qu'elles ne savent rien de la soirée, mais me montre le comptoir du bar où sont posées certaines affaires. Je reconnais ma veste, que je leur montre, l'air victorieux. Elles rigolent, je crie un petit "yeah" convaincu, lève le poing, prends le sac et m'éclipse.
Cut.
// Comme le soulignait Ania à qui j'ai raconté cette merveilleuse histoire, Montréal semble marcher comme New York, où l'on perd ses affaires et les retrouve (en majorité) le lendemain. Pour ceux qui voudraient se replonger dans cette histoire de vêtements perdus et retrouvés, c'est ici, l'année dernière et milles lieux depuis.
// Pas de photos désolé, faute de carte SD.
// Et le merveilleux nouveau clip de Fan Death pour finir en douceur...

5 commentaires:
Je kif..
you're a champ!
Bien cette histoire numérale.
Tu écris de vrais scénarios que mon cerveau met automatiquement en scène de l'autre côté, c'est magique ! :) Merci !
Je te kiff fort fort fort !!
Merci de partager tes soirées Montréalaises....
Bisous
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