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samedi 2 janvier 2010

Retour sur 14 films de l'année 2009

Les fêtes du réveillon passées, il est temps de faire un point sur l'année ciné passée ; sans plus attendre, pour ceux qui le voudront, orientez-vous avec le lien ci-dessous reprenant en détail 14 films de 2009 m'ayant plutôt bien marqué. On en discute mais le classement est plutôt définitif !

Plein de bisous et bonne année !!

14 films qui ont fait 2009


samedi 26 décembre 2009

Top 25 des meilleurs films de la décennie

Comme un bonheur n'arrive jamais seul, Geek Me Hard n'est pas mort et reprend du service pour héberger (comme indiqué en titre), un top 25 éminemment personnel des 25 meilleurs films de la décennie.
Les célébrations continuent, et quelques classements forcément réjouissants suivront sous peu...

Geek Me Hard - 25 meilleurs films des années 2000

dimanche 8 novembre 2009

Cinéma : Bright Star, de Jane Campion

Justifier

Présenté au Festival de Cannes, Bright Star est le dernier film en date de Jane Campion, célébrée pour ses portraits de femmes au cinéma depuis de nombreuses années. Toujours hanté par le souvenir ténu du Orgueil et Préjugés de Joe Wright, c'est vide de tous préjugés que je me suis lancé dans cette nouvelle autopsie d'une Angleterre victorienne, qui, si elle peine à se renouveler, fait toujours aussi plaisir à retrouver.
Car si on peut reprocher une chose à ces films se voulant d'époque, c'est qu'on y retrouve en général très rapidement la série de codes en vigueur, entre amours malaisés, échelle sociale à escalader et tragédies à affronter. Or, Orgueil et Préjugés parvenait à se hisser hors du lot par l'originalité du regard de son réalisateur, croisant direction d'acteurs rafraichissante, montage subtil et surtout, réalisation inspirée. Ici, Bright Star s'attache avec beaucoup plus d'académisme à suivre la jeune Fanny Brawne, entretenant une liaison avec un poète dans l'Angleterre du XIXème siècle : une situation de départ pas des plus réjouissantes, connaissant les états dans lesquels peuvent se mettre de pareils personnages pour survivre en pleine tragédie.

Bref, dépendant de l'humeur de chacun, le film peut s'aborder différemment, mais rapidement une tendance s'affiche : on peut rapidement pencher vers le bon film de victimes (et le film réserve un lot de scènes hors du temps si insensées qu'on peut facilement choisir cette option), ou au contraire adhérer aux us et coutumes de l'époque (une étiquette restrictive au possible) et s'énamourer de ce folklore perdu à jamais, l'œil mouillé.
C'est finalement dans ces retrouvailles dociles avec le temps que Jane Campion parvient à nous émouvoir, dans une authenticité rugueuse nécessaire avec son casting minimum enfermé dans une maison voyant passer les saisons. Entre cadres étroits et tentatives forcées d'onirismes, le film traverse le quotidien lourd de stigmates d'une famille anglaise, se réjouit des quelques moments d'heureuses dispositions, et pose de jolis plans au passage. Au final, l'originalité qu'on pourrait trouver au projet réside dans le fait que le poète de notre histoire se trouve être John Keats et que loin de se reposer sur une biographie bien sage, Jane Campion prend le parti de s'attarder presque uniquement sur les épreuves que va traverser la jeune femme amoureuse de celui-ci. Comme une ligne directrice cadrant l'histoire, la vie du poète sert de bases de repères et la cinéaste brode autour l'histoire de Fanny Brawne (parfaite Abbie Cornish), amoureuse transie et muse d'une vie. Un joli film aux codes entendus, mais impeccable dans sa retranscription d'un amour touchant, se clôturant dans un plan final parfait.


Sortie en France le 6 janvier 2010




Bonus :
- Un humble essai sur Orgueil et Préjugés


lundi 26 octobre 2009

Randonnée montréalaise et détente nocturne

Jour off, on en profite pour parcourir Montréal : en partant de chez nous en ligne droite, on arrive immanquablement aux hauteurs chics de la ville, ses villas, et son parcours sportif qui monte. On passe de rues en petites ruelles, de la ville à la forêt grâce à un chemin bizarre qui nous mène sur les hauteurs, tout à coup dans un cimetière gigantesque derrière le Mont Royal. L'endroit est véritablement immense et serpente le long de petites collines qu'on peut voir se dérouler à perte de vue, les tombes s'égrènent sur la pelouse verte, c'est assez saisissant.


On finit par en ressortir un peu l'air de rien, pour arriver sur l'autre versant du Mont Royal, déjà bien en hauteur. On débouche sur l'esplanade surplombant Montréal et le spectacle est vraiment intéressant : la ville se construit au bord du Mont et donne sur le fleuve St Laurent, construite entre ces deux . De plus, une loi interdit de construire des immeubles plus haut que le Mont Royal, permettant de ne pas complètement boucher la vue. On redescend patiemment des hauteurs pour se plonger dans la ville et errer un peu au hasard avant de trouver un certain réconfort auprès d'une tasse de café chaude pour certains, ou d'un Boston fourré chocolat pour Aimeric.


Le soir, la combinaison parfaite s'offre à nous : Filer au Dollar Cinema pour voir un slasher-movie débilissime et avaler un fat food (Wendy's) énorme, dans les derniers retranchements de la ville, là-bas à la station Namur. Expérience encore une fois bouleversante, on débouche sur la bretelle d'autoroute et remontons sur le mall pour retrouver notre ami le propriétaire hagard. Il me reconnaît et me dit qu'il est content de nous voir. Après quelques échanges, il me demande : "Hey why do you got that voice ?" Je lui réponds du tac-au-tac, que je ne sais pas et il m'enchaîne d'un regard lourd de sens : "It's the best voice, man". La chose est confirmée, nous n'avons pas halluciné la dernière fois : Ce mec est bien spécial, et on l'aime.
Dans la salle de projo, certains ne bougent pas entre les deux séances et le propriétaire s'en fout : à 2,30$ la séance, on aime à s'imaginer qu'il fait ça pour l'amour du 7ème Art uniquement.


Sortie épique, dans les chantiers derrière le mall. Encore une soirée parfaite. Allez, plus que 17 stations de métro et on est chez nous... Demain, debout à 5h45 pour aller bosser.


lundi 19 octobre 2009

Le Dollar Cinema, c'est magique !!

Drinks, Candies, Chocolate, Popcorn, EVERYTHING : 1$
Admission : 2$


Le rêve ! En arrivant à Montréal, on a vite repéré où étaient les cinémas intéressants du coin. Le Dollar Cinema propose des projections de films sortis quelques mois auparavant, du coup le prix d'entrée est seulement de 2$. L'occasion de se refaire Gamer, cette fois-ci en VO totale et pour pas cher.
La station de métro est à très éloignée, et on arrive dans la banlieue anglophone de Montréal, avec ses parkings, ses malls et tous ses fast-food de rêve à portée de main. Après quelques déambulations, on finit par se rendre compte que le cinéma d'art et essai qu'on imaginait se trouve au premier étage d'un mall, et que c'est un boui-boui magique qui se terre au confins du couloir. La mafia indienne nous attend dans le hall et on nous fait signe de payer nos tickets à l'intérieur ; là, la propriétaire aux yeux hagards, visiblement sonnée, n'entrave rien de ce que je lui dit en anglais et finit par s'occuper d'autres clients pendant que son mari prend la relève : les yeux exorbités, les cheveux longs et sales, les cernes sous les yeux ne cachent plus rien : on est au bout du monde, dans une autre dimension, et après le "gros sandwich" qu'on s'est envoyé juste avant, la nuit n'a plus de limites.

On demande nos places pour Gamer mais le gars m'explique qu'il a loué sa grosse salle à une bande d'Indiens venus mater un Bollywood en DVD. Effectivement, après vérifiation dans la salle, le Bollywood bat son plein avec une bande-annonce de Rambo à l'indienne avec un acteur des Sopranos perdu dans le lot. Il poursuit en nous disant qu'il ne lui reste qu'une salle de libre et que le programme de ce soir stipulait qu'il diffusait aussi The Hangover, et que donc il va falloir choisir. Le problème c'est que tous les gens non-indiens présents sont là pour voir The Hangover (le film sorti au mois de juin que les gens continuent d'aller soir >SIGH<), on se retrouve donc en infériorité numérique. Le québécois bizarre qui nous suit depuis tout à l'heure annonce à Aimeric qu'il passe dans notre camp pour faire valoir son poids lors du vote. Youpi. Face à l'adversité, j'essaie de renverser les choses en gueulant "Free popcorn for those who came to see Gamer !!". Le gars obtempère, très commerçant et visiblement charmé de pouvoir faire passer la pilule, l'air toujours hagard et absent. Comme un zombie il nous tend des paquets de popcorn (dans des sacs en papier comme dans le temps) et alors que nous partons, on vient le saluer et il nous dit : "There's the Cincinnati Kid in Room 3, best film ever". Le ton macabre ne nous étonne plus, il poursuit : "You can go see it, it's a gift". On se pose, on réfléchit, et on y va. De toutes façons, il est maintenant occupé à vendre les billets pour The Hangover et sa femme a disparu pour se faire un fix.

L'expérience mystique continue dans la salle 3 du Cincinnati Kid ; Julien ouvre la porte, on se retrouve dans une salle visiblement faite main par le proprio car agencée d'une curieuse façon : de la porte d'entrée, deux rangées de sièges sont positionnées de part et d'autres de la salle (18 sièges en tout). Au milieu, l'écran est visiblement un panneau qui se tire du haut (comme en classe) et le lecteur DVD en dessous indique que le film est commencé depuis quelques minutes déjà. L'assemblée est fascinante : des grands-pères, parrains de la mafia locale, arrivent par les multiples entrées, déambulent devant l'écran en vacillant, se ravisent et s'assoient là où il peuvent. Devant, un sosie vieillissant de Danny de Vito ricane tout seul en mangeant ses bonbons. A un moment, un papy devant moi se tourne vers nous et nous demande en anglais s'il peut monter le son. Presque stone, étonné par l'anglais, je réponds sans faire exprès en gueulant "GO AHEAD !", et le gentil papy se lève, rallume la lumière pendant le film et monte le volume de la chaîne à fond.
A côté, le film bollywoodien est tellement fort que toute sa bande sonore empiète sur celui du film. Et des chansons indiennes sur un film de Steve McQueen, c'est incroyable.

Au final, on ne comprend pas grand chose de ce que les gens se disent à l'écran, mais l'expérience est gratifiante et atteint un niveau fabuleux. On termine tranquillement la séance avec le popcorn offert, on s'éclipse en saluant de loin le gérant, et on va se faire un burger au Wendy's.

Le Dollar Cinema, c'est magique, on y retournera !

Site internet : http://www.dollarcinema.ca/

PS: une référence importante à HIMYM se cache dans l'article/


mardi 13 octobre 2009

Cinéma : Skate fast, skate hard : WHIP IT! de Drew Barrymore


Whip It se crie avec la joie au coeur à la vue du trailer en fin d'article, et se trouve être le premier film de l'actrice Drew Barrymore. Alors effectivement, ça peut faire peur mais contrairement à 500 Days of Summer, le film se veut moins indé Sundance que récréation belliqueuse, leçon de vie en option. Et mine de rien, avec Ellen Page (Juno) dans le rôle principal, ça fait plaisir.

Bodeen, Texas. Bliss (Ellen Page), en mode grunge parfait, se débat entre son boulot de serveuse dans un café, sa mère envahissante tentant d'en faire une femme (une vraie), un père absent et des études qui ne vont pas très loin : Encore une Amérique de laissés pour comptes, mais avec toujours ce petit espoir qui pointe le bout de son nez au détour d'un flyer pour des démonstrations de roller derby féminin.
Girl power affiché, gros sons et grosses taloches sont au programme de cette aventure parfaitement réjouissante, entre comédie et jolie tranche de vie inoffensive.


Un plaisir entretenu par les phases de roller derby, où noms de codes et tenues de gangs à la Warriors sont la norme et permettent à Drew Barrymore de développer un fétichisme propre à ce sport diablement entraînant. Les règles sont fugacement expliquées, mais au final ne compte que le plaisir de la confrontation lors de séquences à la Rollerball soft, dans un hangar aménagé. Juliette Lewis ne pouvait pas choisir retour plus approprié avec ce film, dans lequel elle campe la capitaine de l'équipe adverse, bitchasse haineuse à la classe imparable. S'ajoutent au casting Zoe Bell (Boulevard de la Mort), la rappeuse Eve et Andrew Wilson (frère de Luke et Owen) en coach désopilant atteré par le niveau de son équipe.

Dans Whip It, personne n'est fondamentalement méchant, et l'adversaire principal de Bliss est la bienséance américaine de rigueur dans sa petite ville du Texas... Alors certes, les raccourcis sont faciles et l'ensemble s'égrène avec la régularité de films du même type déjà vus, mais l'immanquable bon esprit qui se dégage de l'ensemble du film permet de passer un excellent moment et donne envie de se lever dans les gradins pour hurler lors des séquences sportives à peu près bien filmées.

Drew Barrymore, autrefois promise au même glorieux avenir que son actrice Ellen Page, se réserve un ptit rôle pas prégnant, et fait preuve d'une retenue et d'une pudeur étonnante tout au long du film. Classe.

Bref, Whip It, c'est une très bonne surprise, pleine de douceur et de mandale dans la gueule !
8/10

TRAILER !!



Fiche IMDb
Club de Roller Derby à Montréal


Ciné du 13/10/09



Après un week-end calme partagé entre fails en règle chez Starbucks et visite de l'Observatoire de Montréal (une sortie frisquette), il est temps de découvrir comment s'organise la vie ciné à Montréal. Et de s'apercevoir sans surprises qu'elle est très similaire à celle des États-Unis : Multiplexes gigantesques, auges à popcorn pour tout le monde et grosses salles suréquipées (2 Imax à Montréal, 1 en France). Du coup ici, c'est un peu Noël. En plus, comme je le notais précédemment, le ciné est à moitié prix tous les mardis, passant au prix magique de 6,25$ toute la journée, idéal pour se mettre à jour côté nouveautés, à défaut d'avoir une carte illimitée.

Aparté Starbucks : Ce qui risque de nous dominer (parfois) au cours de notre épopée.
Le monde ici est terriblement cher. C'est horrible à écrire, mais se fourvoyer au fast-food du coin revient bien moins cher que de se cuisiner soi-même un joli dîner (nos dernières courses montent à 27$ sans le nécessaire pour un repas vraiment complet). Aussi, quand le vent souffle et que le froid pique, il est parfois nécessaire de se réfugier dans un petit café franchisé pour se ressourcer en VRAI chocolat au lait et VRAI café fait pour une fois à base de... café, et pas de chaussettes.

Retour :
Niveau programmation Imax, les exploitants semblent vouloir rentrer dans leurs frais : la prog est éparse et actuellement à l'affiche, on peut voir Zombieland, bientôt suivi par Max et les Maximonstres, deux films pas forcément spectaculaires qui ne nécessite pas une telle débauche de moyens pour s'apprécier nonetheless. Ca vaudra sans doute plus le coup pour 2012, me souffle Julien qui veut voir la fin du monde sur le plus grand écran possible.

Le mardi est donc calé pour de l'amour ciné, d'une séance à une autre. Cette semaine, j'ai vu Whip It! et Julien a vu Clones (avec Bruce Willis), que l'on peut voir en France ces temps-ci si je ne me trompe pas.
Un petit paragraphe dès que possible !

lundi 12 octobre 2009

Comment a été traduit le Tarantino en québécois ?

Allez devine.

Eh ouais, Le Commando des Bâtards. Je n'ose même pas imaginer quel sort a été réservé aux nombreux dialogues du film, oscillant entre français, allemand, anglais et parfois italien. On ira pas vérifier, par contre, avec le passage de l'autre côté de l'Atlantique, on vient de faire un bond dans le temps de 6 mois par rapport au calendrier français : A nous Zombieland, qui cartonne au cinéma US, et Whip It! de Drew Barrymore pour ma part.
Max et les Maximontres, arlésienne ciné de Spike Jonze, sort cette semaine, et le Terrence Malik ne devrait plus tarder ! Après renseignement pris, le cinéma est à moitié prix le mardi dans certaines salles, du coup on se cale ça très sérieusement dès lundi pour pouvoir profiter au miuex de la journée !

Avec amour, toujours, le cinéma...