lundi 11 janvier 2010

J'aimerais pas crever à Calgary

Calgary est d'ores et déjà passée au rang de private joke dans nos discussions ; n'y allons pas par 4 chemins, on s'y emmerde et nous ne trouvons pas de boulots, ce qui accentue cet effet incessant de tourner en rond.

L'issue est déjà trouvée avec un départ le 25 janvier vers une exploitation de 200 chevaux, que nous avons trouvée sur le site consacré au Wwoofing. On pourra y monter des clôtures, s'occuper des animaux, couper du bois, bref, être un homme. Le tout dans la campagne, près des montagnes, avec des jours off pour aller se promener, faire de la randonnée et chevaucher les prairies dès qu'on maitrisera un peu cet art équin. Ma chemise en flanelle et à carreaux va morfler. Nous y serons logés, nourris et peut-être blanchis, avec un rythme de travail assez conséquent qui nous fera du bien : 7h de travail par jour, 6 jours par semaine (et deux jours de congés toutes les deux semaines). Voilà une bonne chose de calée, qui nous sortira de cette horrible torpeur.
D'ici là, un deuxième Julien nous rejoindra autour du 21 janvier, l'expédition prend de l'ampleur et amène du sang neuf volontaire.


Calgary nous terrifie. Ce lundi, il a fait 10°C toute la journée (soit plus chaud qu'en France !), la neige coule le long des trottoirs et l'on distingue l'herbe qui réapparaît. On a refait un petit tour de la ville et force est de constater qu'il n'y a rien de passionnant à faire ! Les quelques musées on l'air assez peu intéressant (jugement de valeur, je sais), et la bibliothèque exige des pièces d'identités que nous n'avons pas et des frais conséquents... Ce qui ne nous empêche pas de nous y réfugier pour prendre l'air et lire un peu, réfléchir et écrire quand l'inspiration vient.


De plus, la guigne s'abat sur nous : La semaine dernière, nous revenions chargés comme des ânes du supermarché pour découvrir que la voiture avait crevée net sur le parking. Enchantés, nous avons roulés un peu au hasard jusqu'à un garage apparemment piloté par un européen de l'Est qui nous a conseillé de tenter notre chance sur les plate-formes pétrolières... dommage, nous sommes sous-diplômés pour un travail pareil, mais ça aurait effectivement pu être dépaysant. On a finalement pu rentrer avec un nouveau pneu même si Julien a tenté sa chance dans le froid avec ses sacs de nourriture. Quel galopin !


Le meilleur reste à venir : Suite à quelques petits problèmes pour passer les vitesses et à un incident plus grave (la voiture qui cale en plein sur l'autoroute, avec la pédale de frein coincée), nous nous sommes décidés à passer chez un garagiste pour faire inspecter la voiture. Le constat est sans appel : avec une fuite de la transmission, il faut changer certaines pièces de la transmission, ce qui inclue un démontage en bonne et due forme et quasiment deux jours de main d'œuvre à 100$ de l'heure. Coûts des réparations : pas loin de 2100$. On a vaguement songé à abandonner la voiture sur place, mais en racheter une serait stupide. Les contrôle technique n'existant pas au Canada pour la revente d'occasion, on pourrait se retrouver avec une épave qui nous lâcherait en pleine montagne. Ça, plus les histoires d'assurances, de plaques (qui changent d'état en état) et on finit par se dire que ça n'en vaut pas la peine. Je précise que Thomas est un peu notre maître en mécanique grâce à son diplôme de technicien mécanicien et qu'on ne la lui fait pas. D'ailleurs, il a décidé de monter les nouveaux freins lui-même, une fois qu'on sera posés à la ferme avec un outillage plus conséquent que notre mallette de secours.

C'en est ensuivi un mail à ma banquière pour un virement de fonds express et nécessaire ; Du coup, jusqu'au 25 janvier, ça sera nouilles chinoises pour tout le monde et soirées DVD ! Un peu comme d'habitude en fait...

La vie romantique reprend bientôt.

Calgary : Fuck you !


1 commentaire:

Samool a dit…

Les pneus et leur carcasse ne peuvent pas suivre le pas de notre élan lyrique...